État d'esprit et motivation

Un état d'esprit élégant : n'abandonnez pas trop tôt

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Au début, il y avait énergie. Vous avez pris la décision, imaginé une vie meilleure et peut-être même fait les premiers pas avec une détermination hors du commun. Puis la réalité s’est imposée. Le processus s’est avéré plus lent que prévu. La réponse n’est pas venue. La première tentative a été rejetée. Le corps n’a pas changé assez vite, la carrière n’a pas évolué assez rapidement, le schéma relationnel n’a pas disparu simplement parce que vous l’aviez compris, et cette nouvelle version de vous-même a soudainement exigé plus de patience que d’inspiration.

C'est là que de nombreuses femmes reprennent discrètement leur ancienne vie.

Ils n'appellent peut-être pas cela « abandonner ». Ils se disent que ce n'est pas le bon moment, que l'idée était irréaliste, que le marché est difficile, qu'ils ne sont pas prêts, qu'ils doivent y réfléchir davantage ou peut-être que cet objectif n'a jamais vraiment été le leur. C'est parfois vrai. Mais très souvent, ils ont simplement atteint l'étape du processus où la persévérance devient indispensable.

Une mentalité élégante ne se mesure pas à la force avec laquelle on commence. Elle se mesure à ce que l'on fait lorsque le premier obstacle vient briser le rêve.

Les revers ne sont pas toujours des signes

On a souvent tendance à donner une importance exagérée aux obstacles.

Un seul refus suffit à prouver que toute cette voie est une erreur. Une seule conversation maladroite suffit à prouver qu’ils ne savent pas s’exprimer. Un seul échec dans leur routine suffit à confirmer qu’ils manquent de discipline. Une seule relation décevante suffit à établir une théorie sur toutes leurs relations futures.

L'esprit a tendance à vouloir rapidement donner un sens à la douleur, car ce sens permet de mettre des mots sur le malaise. Mais la première interprétation qu'il en tire n'est pas toujours fiable. Parfois, un revers n'est pas un signe de la vie, de l'univers ou du destin. Parfois, cela fait simplement partie du processus.

Si vous postulez à un poste plus intéressant, vous risquez d’essuyer un refus. Si vous commencez à publier vos créations, vous risquez d’être critiqué. Si vous placez la barre plus haut, certaines personnes s’y opposeront. Si vous changez vos habitudes, vous passerez d’abord par une période d’instabilité avant de retrouver la stabilité. Il n’y a là rien de mystérieux. C’est le prix normal à payer pour entrer dans une phase plus exigeante de votre vie.

Une femme qui s'attend à ce que le chemin soit sans embûches considérera chaque difficulté comme un obstacle. Une femme qui a une meilleure compréhension de la croissance personnelle considérera les difficultés comme des sources d'information.

La question n'est pas : “ Est-ce que quelque chose s'est mal passé ? ” Il y aura forcément des problèmes. La question est : “ Qu'est-ce que cela m'apprend, et que dois-je changer ? ”

La persévérance, ce n'est pas répéter ce qui ne fonctionne pas

Il y a une différence entre la persévérance et l'entêtement.

La persévérance, c'est rester fidèle à l'objectif global tout en améliorant la méthode. L'entêtement, c'est répéter le même comportement inefficace parce que changer de cap reviendrait à admettre son échec. L'un relève de la discipline. L'autre n'est que de l'orgueil déguisé en discipline.

Si vous continuez à postuler à des postes sans obtenir de réponse, la persévérance ne consiste pas à envoyer la même candidature peu convaincante cinquante fois de plus. Elle consiste à analyser votre CV, votre positionnement, votre réseau, le marché et la manière dont vous communiquez votre valeur. Si vous ne cessez d’attirer le même type de personne indisponible, la persévérance ne consiste pas à continuer à sortir avec cette personne en nourrissant les mêmes attentes et en espérant un résultat différent. Elle consiste à vous pencher sur vos critères de sélection, vos limites et la satisfaction émotionnelle que vous tirez peut-être de cette répétition.

L'objectif est peut-être toujours le bon. Mais la stratégie est peut-être erronée.

Cette distinction vous évite de commettre deux erreurs opposées. La première consiste à abandonner trop tôt parce que la première tentative a échoué. La seconde consiste à s'accrocher trop longtemps à une méthode qui ne cesse de produire les mêmes résultats.

Une femme élégante ne se laisse pas abattre par les obstacles, mais elle ne se berce pas non plus d'illusions quant à l'inefficacité de ses efforts. Elle analyse les résultats et affine son approche.

Ne laissez pas l'orgueil vous rendre vulnérable

La persévérance repose en grande partie sur la capacité à accepter d'être corrigé sans se sentir anéanti.

C’est difficile pour les femmes qui ont survécu en donnant l’impression d’être compétentes. Si votre identité s’est construite autour d’une image soignée, intelligente, capable ou dotée d’une conscience de soi hors du commun, alors l’échec peut être perçu moins comme un retour d’expérience que comme une humiliation. Une erreur ne se résume pas simplement à dire : “ Il faut y travailler. ” Elle semble plutôt dire : “ Tu n’es pas celle que tu espérais être. ”

Cette interprétation te rend vulnérable.

Lorsque chaque résultat imparfait menace votre identité, vous éviterez les situations qui pourraient vous permettre de vous améliorer. Vous resterez là où vous pouvez mettre en avant vos compétences plutôt que d’aller là où celles-ci doivent encore être acquises. Vous préférerez le potentiel personnel à l’apprentissage en public, car le potentiel ne peut être jugé tant qu’il n’a pas été mis à l’épreuve.

Pour faire preuve de persévérance, il faut adopter une attitude moins dramatique face aux erreurs.

La première version sera peut-être moyenne. La première conversation sera peut-être maladroite. Les premiers mois seront peut-être irréguliers. Vous découvrirez peut-être que l'image que vous avez de vous-même dépasse vos compétences réelles. C'est désagréable, mais ce n'est pas une catastrophe. C'est le début d'un développement en bonne voie.

Une femme capable de regarder ses propres faiblesses en face sans s'effondrer devient difficile à arrêter. Elle n'a plus besoin de chaque expérience pour confirmer sa supériorité. Elle en a besoin pour s'améliorer.

La reprise est une compétence

Certaines femmes n'échouent pas parce qu'elles connaissent des revers. Elles échouent parce qu'elles ne savent pas comment s'en remettre.

Après une déception, ils perdent leur rythme. Une semaine manquée se transforme en un mois manqué. Un refus se prolonge en une longue période d’évitement. Un conflit les pousse à se retirer de la scène. Ils ne décident pas consciemment d’abandonner leur objectif ; ils laissent simplement cette interruption devenir leur nouvelle routine.

La récupération doit s'apprendre comme n'importe quelle autre compétence.

La première étape consiste à minimiser l'importance accordée aux revers. Une mauvaise journée ne signifie pas que votre vie est un échec. Le fait de ne pas avoir respecté une habitude ne prouve pas que vous manquez de discipline. Une proposition refusée ne constitue pas un jugement définitif sur vos capacités. Plus vite vous cesserez de faire d'un revers une partie intégrante de votre identité, plus vite vous pourrez passer à l'action.

La deuxième étape consiste à repartir plus modestement que ne le souhaiterait votre fierté. Après une interruption, beaucoup de gens tentent de compenser en adoptant un plan extrême : un emploi du temps parfait, une routine radicale, un retour en force spectaculaire. Cela échoue généralement, car ces mesures visent à redorer l’image de soi plutôt qu’à retrouver son élan.

Un meilleur rétablissement se fait en toute sérénité. Envoyez un message. Accomplissez une tâche. Reprenez une habitude. Prenez une décision qui montre que le processus n’est pas terminé.

Vous n'avez pas besoin de faire un retour en grande pompe. Vous devez simplement reprendre le travail.

Certaines personnes n'apprécieront pas votre persévérance

Lorsque vous commencerez à vous investir plus sérieusement, tout le monde autour de vous ne le comprendra pas forcément.

Certains vous traiteront d’obsessionnel parce qu’une ambition tenace les met mal à l’aise. D’autres vous encourageront à faire preuve de réalisme, alors qu’ils entendent en réalité « rester dans le cadre de ce qu’ils connaissent ». D’autres encore préféreront la version de vous-même qui parlait de changement sans pour autant exiger de quiconque de s’y adapter. D’autres enfin perdront tout simplement tout intérêt, car la persévérance est moins captivante qu’un début spectaculaire.

C'est pourquoi votre engagement ne peut pas dépendre d'un encouragement constant.

Le monde récompense souvent davantage la réussite visible que le long parcours qui y mène. Les gens remarquent le résultat, la promotion, le projet achevé, la confiance qui transparaît ou l’apparence améliorée. Ils voient rarement les tentatives répétées, les corrections en coulisses, les premières versions embarrassantes, ces journées banales où rien ne semblait impressionnant.

Si vous avez besoin d'applaudissements pendant la phase invisible, vous abandonnerez avant que les preuves ne soient rendues publiques.

Une femme élégante apprend à aller de l'avant sans faire de ses efforts un spectacle destiné aux autres. Elle n'a pas besoin que chacun de ses pas soit observé. Elle sait que le travail le plus important est souvent accompli avant même que quiconque ait une raison de le saluer.

Savoir quand persévérer, s'adapter ou abandonner

La persévérance ne signifie pas qu'il ne faut jamais s'arrêter. Il y a des objectifs, des relations, des projets et des environnements qu'il vaut mieux laisser derrière soi.

Le défi consiste à savoir si vous partez parce que la situation ne va pas ou parce que les moments difficiles ont commencé.

Si l'objectif reste pertinent, que le coût est raisonnable et que les faits montrent qu'une amélioration est possible, persévérez. Si l'objectif reste pertinent mais que les résultats ne s'améliorent pas, adaptez votre approche. Si l'objectif ne vous correspond plus, ou si le prix à payer est devenu disproportionné, abandonnez sans pour autant considérer cet abandon comme un échec.

Ce genre de jugement est plus exigeant qu’une persévérance aveugle. Il nécessite d’être honnête quant à vos motivations. Envisagez-vous d'abandonner parce que l'orientation prise est véritablement erronée, ou parce que votre ego est blessé ? Restez-vous parce que l'objectif en vaut la peine, ou parce que vous ne pouvez pas supporter d'admettre que vous avez fait un mauvais choix ? Vous adaptez-vous parce que vous avez appris quelque chose, ou parce que vous essayez d'éviter de prendre une décision cruciale ?

La réponse n'est peut-être pas évidente au premier abord. Mais la question elle-même vous incite à y réfléchir plus sérieusement.

Vous n'êtes pas obligé de persévérer dans tout. Vous devez cesser de considérer le malaise comme le seul critère permettant de déterminer si cela vaut la peine de continuer.

Ne renoncez pas à votre objectif dès le premier contretemps

Beaucoup de choses qui en valent la peine prennent plus de temps que ne veut bien l'admettre la partie impatiente de toi-même.

Se forger une réputation prend du temps. Acquérir des compétences prend du temps. Se remettre financièrement sur pied prend du temps. Atteindre la maturité émotionnelle prend du temps. Un nouveau corps, une nouvelle carrière, un nouveau cercle social ou une nouvelle identité apparaissent rarement aussi vite que l’esprit l’avait imaginé au moment où la décision semblait pour la première fois passionnante.

C'est dans ces moments d'attente que se forge le caractère.

Tout le monde peut aspirer au résultat. Mais rares sont ceux qui parviennent à supporter le délai entre la décision et la récompense tangible. Ce délai est fait de répétition, d’incertitude et de nombreux jours ordinaires où rien de spectaculaire ne semble se passer.

Mais il se passe quelque chose si vous continuez.

Tu deviens quelqu’un qui ne baisse pas les bras lorsque les progrès sont lents. Tu apprends à agir sans avoir besoin d’être rassurée immédiatement. Tu développes ce genre d’estime de soi qui vient du fait de rester fidèle à une décision une fois que l’euphorie initiale s’est estompée.

Ce n'est pas très glamour, mais c'est très efficace.

La femme qui persévère finit par changer

La persévérance ne change pas seulement le résultat. Elle change la femme elle-même.

Elle se laisse moins facilement intimider par le rejet, car celui-ci ne lui est plus étranger. Elle dépend moins de la motivation, car elle a souvent agi sans en avoir besoin. Elle a moins honte de ses imperfections, car elle a vu des tentatives imparfaites se transformer en compétences. Elle se laisse moins impressionner par les excuses, car elle sait à quel point celles-ci surgissent souvent juste avant une percée.

C'est cette transformation discrète qui s'opère lorsqu'une femme refuse d'abandonner trop tôt.

Elle ne devient pas invincible. Elle ressent toujours de la déception, de la gêne, de la fatigue et du doute. La différence, c'est que ces sentiments n'ont plus d'emprise automatique sur ses décisions. Ils font désormais partie du paysage, et ne sont plus les artisans de sa vie.

Une vie sérieuse vous mettra à l'épreuve. Elle vérifiera si votre ambition n'était qu'un caprice, si vos principes n'étaient que des mots et si votre décision était suffisamment solide pour résister aux aléas de la vie.

Ne soyez pas surpris par cet examen. Attendez-vous-y.

Alors, continuez, adaptez-vous ou partez en toute conscience, mais ne retombez pas dans votre ancienne vie simplement parce que la nouvelle exigeait plus que de l'enthousiasme.

La femme qui réussit est rarement celle qui n'a jamais douté d'elle-même. Le plus souvent, c'est celle qui a douté d'elle-même mais qui a continué à aller de l'avant malgré tout.