État d'esprit et motivation

Un état d'esprit élégant : l'estime de soi ne se mesure pas au statut social

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Une femme peut donner l’impression que sa vie s’améliore tout en attendant toujours que quelqu’un d’autre lui donne le sentiment d’exister pleinement. Sa garde-robe gagne en élégance. Son discours devient plus assuré. Ses intérieurs gagnent en intérêt. Ses objectifs prennent davantage de sérieux. Vu de l’extérieur, cela peut ressembler à une transformation sans faille : de meilleurs choix, de meilleures exigences, de meilleures fréquentations, une meilleure présentation. Parfois, c’est exactement le cas. Mais derrière toute vie ambitieuse se cache une question plus discrète, qui mérite d’être posée avant que l’image ne devienne trop convaincante.

Cela vous rend-il plus libre, ou devenez-vous simplement plus habile dans votre dépendance à l’approbation des autres ? Il n’y a rien de mal à vouloir une vie plus belle, plus réussie ou plus confortable. Il n’y a rien de superficiel à se soucier de la façon dont on se présente, des endroits où l’on passe son temps, de la manière dont on est traité ou du niveau de qualité que l’on s’autorise dans son quotidien. L’élégance a toujours été liée à l’environnement. Les lieux que nous fréquentons, les personnes que nous rencontrons, la façon dont nous nous habillons, parlons, gagnons notre vie, nous reposons et faisons nos choix : tout cela influence la façon dont nous nous percevons.

Le problème commence lorsque l’on demande aux signes visibles d’une vie meilleure de remplir une fonction à laquelle ils ne sont pas destinés. Un titre peut vous conférer de l’autorité, mais il ne peut pas vous apporter le respect de soi. Une belle pièce peut vous apaiser, mais elle ne peut pas vous apporter la sérénité intérieure. Un partenaire qui réussit peut changer votre position sociale, mais il ne peut pas réparer cette partie de vous qui se sent encore délaissée. L’argent peut élargir vos possibilités, mais il ne peut pas déterminer ce que vous valez. L’estime de soi doit se construire dans un endroit que personne d’autre ne peut voir.

Le désir d'une vie plus riche n'est pas le problème

On fait souvent en sorte que les femmes se sentent gênées de vouloir plus. Si elles aspirent à une meilleure carrière, leur ambition peut être considérée presque comme un défaut de caractère. Si elles recherchent la sécurité financière, on peut leur reprocher de devenir matérialistes. Si elles accordent de l’importance à la beauté, au style ou au raffinement, on peut les taxer de superficialité. Si elles souhaitent fréquenter des milieux plus huppés, elles peuvent craindre d’être accusées de vouloir gravir les échelons sociaux.

Cela crée une confusion inutile. Vouloir une vie plus riche n’est pas un problème. Vouloir plus d’argent, être mieux traité, avoir davantage d’opportunités, vivre dans un cadre magnifique ou être entouré de personnes plus intéressantes ne fait pas automatiquement de vous quelqu’un de vaniteux ou qui se croit tout permis.

La vraie question n'est pas de savoir si vous en voulez davantage. La question est de savoir pourquoi vous en voulez et ce que vous êtes prêt à devenir pour en faire bon usage.

Il y a une différence entre l'épanouissement et la performance. L'épanouissement, c'est évoluer vers une vie qui vous apporte davantage de liberté, de dignité, de beauté, de compétences et de choix. La performance, c'est accumuler des signes extérieurs qui donnent l'impression que vous avez atteint votre but, alors que vos fondements restent fragiles.

L'œuvre originale à l'origine de cette série évoque souvent la notion de “ femme d'élite ”, la prise de responsabilités, l'ambition d'atteindre des niveaux d'excellence plus élevés et la capacité à se sentir à l'aise dans des milieux prestigieux. Son message, très utile, est que les femmes devraient cesser de renoncer à leurs ambitions et de considérer les milieux plus prestigieux, les réseaux plus influents ou un mode de vie plus raffiné comme s'ils étaient réservés à d'autres.

Mais le sens plus profond de ce message n'est pas de vénérer le statut social. Il s'agit plutôt de devenir suffisamment fort pour ne pas se laisser intimider par celui-ci.

Une femme dotée d'un état d'esprit raffiné ne rejette pas la réussite pour paraître pure. Elle ne fait pas non plus de la réussite le fondement de son identité. Elle apprend à entretenir un rapport avec la réussite, la beauté et la reconnaissance sans en dépendre pour prouver qu'elle compte.

Quand l'estime de soi dépend du fait d'être vu

Les psychologues Jennifer Crocker et Connie Wolfe ont écrit sur les “ contingences de l’estime de soi ” : cette tendance à fonder sa valeur sur des facteurs externes tels que l’approbation, l’apparence, la réussite, les relations ou le statut social. Lorsque l’estime de soi dépend trop fortement du fait d’être admiré, choisi ou visiblement couronné de succès, elle devient instable. Un compliment vous remonte le moral, un rejet vous anéantit, une promotion vous rassure et le silence vous déstabilise.

C'est l'un des principaux pièges du développement personnel. Une femme peut gagner en discipline, en raffinement et en aisance sociale, tout en restant prisonnière de cette même vieille dépendance : « Dis-moi que je suis à la hauteur. ».

La forme change. Le besoin, lui, reste le même. À un moment donné, elle a peut-être voulu être choisie par un partenaire. Plus tard, elle souhaite être choisie par un employeur, un cercle social, un public ou une salle remplie de personnes dont l’approbation lui semble plus raffinée. Le cadre devient plus raffiné, mais la structure émotionnelle reste la même. Sa valeur continue de fluctuer en fonction de ceux qui la remarquent, l’intègrent, la félicitent ou la rejettent.

Ce n’est pas ça, la liberté. C’est une forme plus subtile d’attente. La reconnaissance des autres n’est pas dénuée de sens. La reconnaissance compte. L’amour compte. Le respect compte. Aucune personne sérieuse ne devrait prétendre ne pas être influencée par l’opinion des autres. Le problème commence lorsque l’approbation des autres devient la principale preuve que l’on a de sa propre valeur.

Une femme qui a besoin d’être remarquée commencera à organiser sa vie en fonction de sa visibilité plutôt que de son fond. Elle se demandera non seulement “ Est-ce que cela me convient ? ”, mais aussi “ Comment cela va-t-il paraître ? ”. Elle confondra l’attention avec le progrès et l’admiration avec la sécurité. Elle aura du mal à quitter les milieux qui flattent son image mais affaiblissent sa dignité. L’estime de soi ne peut rester stable si elle dépend constamment de l’avis des autres.

Le luxe ne peut pas remplacer la sécurité intérieure

Le luxe peut être source de plaisir, d’inspiration, voire d’enrichissement. Les environnements de qualité enseignent le sens de la mesure, la sobriété, la qualité et le souci du détail. Le hall d’un bel hôtel, une veste bien coupée, un restaurant au calme, un bureau soigné ou une maison aménagée avec soin peuvent faire découvrir à une femme des normes auxquelles elle n’a peut-être pas été habituée durant son enfance.

Cette exposition présente un intérêt certain. Parfois, une femme doit s’entraîner à évoluer dans des milieux plus favorisés avant de ne plus s’y sentir comme une intruse. Elle peut avoir besoin d’apprendre à commander, à s’exprimer, à s’habiller, à négocier, à recevoir, à voyager ou à se déplacer dans une pièce sans s’excuser d’être là. Ce ne sont pas des compétences anodines. L’aisance en société s’acquiert en partie par la répétition.

Mais le luxe devient dangereux lorsqu’il sert à prouver sa valeur. Si un sac de luxe vous procure un sentiment temporaire de supériorité, mais vous fait aussi craindre d’être démasqué et de ne pas être à votre place, alors l’objet n’est pas le véritable problème. Le problème, c’est le sentiment d’insécurité qui se cache derrière. Si un environnement glamour ne vous donne le sentiment d’être puissant que tant que vous vous y trouvez, ce pouvoir n’est qu’emprunté. Si le fait d’être vu en compagnie de certaines personnes compte plus que la qualité de la relation, c’est que le statut social a commencé à remplacer l’intimité.

Une femme élégante sait apprécier les belles choses sans leur demander de la sauver. Elle reconnaît la qualité, mais ne confond pas consommation et personnalité. Elle peut entrer dans un lieu luxueux sans pour autant l’idolâtrer. Elle peut posséder peu de choses tout en conservant sa prestance. Elle sait apprécier le raffinement sans pour autant se lancer dans des dépenses inconsidérées pour imiter une vie qu’elle n’a pas encore construite. Cette distinction est essentielle. L’élégance sans honnêteté financière n’est qu’une mise en scène.

Pour être bien traité, il faut commencer par ne plus accepter certaines choses

Beaucoup de femmes affirment vouloir être mieux traitées, mais continuent d'adopter un comportement qui va à l'encontre de cette exigence.

Ils veulent qu'on les respecte tout en acceptant l'incohérence. Ils veulent qu'on les prenne au sérieux tout en entretenant l'ambiguïté. Ils veulent de la générosité tout en tolérant l'avarice émotionnelle. Ils veulent être choisis tout en se rendant disponibles sans limite pour des personnes qui n'ont en réalité fait aucun choix.

C'est là que l'estime de soi prend tout son sens. Il ne suffit pas de croire que vous méritez mieux. Vous devez cesser de vous impliquer dans ce qui est manifestement en deçà des critères que vous prétendez respecter.

Cela peut signifier quitter une conversation plus tôt. Cela peut signifier ne pas répondre à un message envoyé uniquement parce que son auteur s'ennuie. Cela peut signifier décliner une invitation qui semble prise à la légère. Cela peut signifier ne plus s'efforcer d'expliquer en détail ses besoins à une personne déterminée à les méconnaître. Cela peut signifier renoncer à des opportunités qui semblent impressionnantes mais qui coûtent trop cher en dignité.

L'estime de soi se mesure moins à ce que l'on désire qu'à ce que l'on refuse de continuer à accepter.

C'est une situation délicate, car le refus engendre souvent un vide. Lorsque l'on cesse d'accepter ce qui nous est familier, ce qui est mieux ne se présente pas forcément tout de suite. On peut alors ressentir de la solitude, de l'incertitude ou la crainte d'avoir peut-être demandé trop.

C'est dans cet écart que les principes sont mis à l'épreuve. Une femme qui ne supporte pas cet écart reviendra à l'ancien état de choses, simplement pour échapper à ce malaise. Une femme qui parvient à le supporter commence à se convaincre que sa tranquillité d'esprit n'est pas à vendre à n'importe quel prix.

L'estime de soi est une pratique, pas un état d'esprit

C'est pourquoi l'ouvrage de Nathaniel Branden intitulé Les six piliers de l'estime de soi reste un ouvrage utile sur ce sujet. Bien qu’il date et qu’il ne soit pas exempt de critiques, son principal atout réside dans le fait qu’il aborde l’estime de soi non pas comme une question de prestige, d’affirmation de soi ou un vague sentiment de confiance, mais comme quelque chose qui se construit par la pratique. Les six piliers de Branden sont généralement résumés ainsi : vivre en pleine conscience, l’acceptation de soi, la responsabilité personnelle, l’affirmation de soi, vivre avec un but et l’intégrité personnelle.

Dans cette élégante série consacrée à la psychologie féminine, le point essentiel est la responsabilité personnelle.

Une femme ne construit pas son estime de soi en attendant de se sentir impressionnante. Elle la construit en agissant de manière à pouvoir avoir confiance en elle. Elle affronte la réalité plutôt que de la fuir. Elle accepte la vérité sans la transformer en haine de soi. Elle assume la responsabilité de ses choix. Elle fait valoir ses besoins sans s'excuser d'exister. Elle mène une vie qui a un sens plutôt que de se laisser porter au gré de ses humeurs. Elle s'efforce de faire en sorte que son comportement corresponde aux valeurs qu'elle dit défendre.

Cela peut sembler moins séduisant que l'idée de devenir une “ femme d'élite ”, mais c'est bien plus puissant.

L'estime de soi fondée sur l'image est fragile, car celle-ci nécessite un entretien constant. L'estime de soi fondée sur le comportement est plus solidement ancrée. Elle apporte à une femme la certitude intime qu'elle est quelqu'un qu'elle peut respecter.

Ces preuves s'accumulent petit à petit. Vous tenez une promesse que vous vous êtes faite en privé. Vous dites la vérité sur l'argent, le travail, l'amour ou la santé. Vous cessez de jouer le rôle d'une vie qui n'est pas encore stable. Vous vous excusez sans vous effondrer. Vous demandez directement au lieu d'attendre qu'on vous remarque. Vous abandonnez ce qui vous rabaisse. Vous vous reposez quand le repos s’impose. Vous vous remettez au travail après un échec.

Rien de tout cela n'est assez marquant pour mériter d'être publié.

C'est justement pour cela que c'est important.

Ne fondez pas votre identité sur le fait d'avoir été choisi

Il y a un danger insidieux à placer l'approbation masculine, l'approbation professionnelle ou l'approbation sociale au cœur de la transformation.

Vu de l'extérieur, cela peut ressembler à de l'ambition. On s'améliore, on se perfectionne, on apprend, on se discipline et on s'ouvre à de nouveaux horizons. Mais au fond, la motivation n'est pas la liberté. C'est l'espoir que quelqu'un finisse par reconnaître notre valeur.

Cela donne lieu à une vie passée à attendre sans cesse.

En attendant d'être invité. En attendant d'être promu. En attendant d'être aimé comme il faut. En attendant d'être reconnu. En attendant que la décision de quelqu'un d'autre mette fin à cette dispute intérieure que tu mènes contre toi-même.

Aucun choix extérieur ne peut avoir autant d'importance pendant longtemps.

La reconnaissance est une belle chose quand elle vient, mais elle ne doit pas constituer le fondement de votre vie. Une relation peut enrichir votre vie, mais elle ne doit pas devenir la preuve de votre existence. Une carrière réussie peut renforcer votre confiance en vous, mais elle ne doit pas être le seul endroit où vous vous sentez vraiment vous-même. La vie sociale peut être utile et agréable, mais elle ne doit pas déterminer si vous vous respectez vous-même.

Les recherches sur l’autocompassion s’avèrent utiles dans ce contexte, car elles proposent une alternative plus saine à l’auto-évaluation constante. Kristin Neff définit l’autocompassion à travers la bienveillance envers soi-même, l’humanité commune et la pleine conscience : concrètement, il s’agit de la capacité à rester en paix avec soi-même face à l’échec, aux difficultés ou à l’imperfection, plutôt que de sombrer dans la honte. Les synthèses de recherche disponibles sur son site établissent un lien entre l’autocompassion, la résilience, le bien-être et une relation plus saine à l’estime de soi.

Cela ne veut pas dire qu'il faille tout excuser. Cela signifie qu'il faut refuser de faire dépendre sa valeur d'une performance parfaite.

La femme élégante ne prétend pas ne pas avoir besoin de personne. Ce serait là une autre mise en scène. Elle aspire à l’amour, à l’amitié, à la reconnaissance et au sentiment d’appartenance, car les êtres humains sont des êtres relationnels. Mais elle ne laisse pas à ceux qui, par hasard, l’approuvent ou se détournent d’elle, le soin de définir en dernier ressort sa valeur.

Le fait d'être sélectionné pourrait changer votre situation.

Cela ne devrait pas définir votre identité.

La femme que tu es en train de devenir a besoin de substance

Le danger d'une vie marquée par l'ambition, c'est qu'elle risque de se concentrer excessivement sur les apparences.

À quoi ressemble-t-elle ? Qui connaît-elle ? Où va-t-elle ? Comment s'habille-t-elle ? Que laisse-t-elle transparaître de sa vie vue de l'extérieur ?

Ces éléments ne sont pas sans importance. La présentation compte. Le cadre compte. Les codes sociaux comptent. La beauté, le raffinement et le bon goût peuvent tous contribuer à renforcer la confiance en soi d’une femme et à lui ouvrir des opportunités. Mais ils ne suffisent pas.

La femme que tu es en train de devenir a besoin de substance. Elle a besoin de discipline même quand personne ne la regarde. Elle a besoin d’une réalité financière derrière l’image qu’elle renvoie. Elle a besoin de maturité émotionnelle sous son charme. Elle a besoin de connaissances, de compétences, de discernement et de la capacité à rebondir après des revers. Elle doit savoir être seule sans sombrer dans la panique ou l’imaginaire. Elle doit tenir les promesses qu’elle se fait à elle-même, et pas seulement se conformer à des normes en public.

Sans substance, l'élégance n'est qu'un déguisement.

Le but n'est pas de donner l'impression d'être une femme qui mène une vie merveilleuse. Le but est de devenir une femme capable de se construire une vie, de la préserver et de la choisir.

Cela demande moins de fantasmes et plus d'honnêteté. Que gagnes-tu ? Que dois-tu ? Que sais-tu ? Qu'est-ce que tu évites ? Quelles relations t'affaiblissent ? Quelles habitudes vont discrètement à l'encontre de la vie que tu dis vouloir ? Dans quels domaines espères-tu encore que les apparences compensent ce que tu n'as pas accompli ?

Ces questions n'ont rien de glamour, mais elles sont libératrices. Elles recentrent le débat, non plus sur l'image, mais sur le pouvoir.

L'estime de soi se construit discrètement grâce au respect de soi

On parle souvent de l'estime de soi comme s'il s'agissait d'un sentiment que l'on finit par acquérir.

En réalité, elle se construit à travers des actes répétés de respect de soi. Vous vous dites la vérité. Vous tenez une promesse que vous vous êtes faite en privé. Vous abandonnez ce qui vous rabaisse. Vous cessez de dépenser de l’argent pour faire semblant de mener une vie qui n’est pas encore stable. Vous demandez directement au lieu d’attendre qu’on vous remarque. Vous vous reposez sans culpabilité lorsque le repos s’impose. Vous vous excusez lorsque vous avez tort, sans transformer cette erreur en haine de soi. Vous prenez des décisions qui protègent votre avenir, même lorsque votre humeur réclame un réconfort immédiat.

Aucune de ces actions n’a rien de spectaculaire. La plupart passent inaperçues. Mais ensemble, elles façonnent une femme qui n’a plus besoin de se convaincre sans cesse qu’elle a de la valeur. Elle en a la preuve. Elle se voit agir avec attention, discipline et dignité. Elle a moins besoin que le monde lui renvoie cette valeur, car elle a commencé à vivre comme si c’était déjà une réalité.

C'est là le sens profond de l'élégance. Il ne s'agit pas simplement d'un raffinement de l'apparence, mais d'un raffinement du comportement.

C'est la capacité de bien choisir, de bien partir, de bien parler, de bien dépenser, de bien se reposer et de bien se remettre. C'est le refus de laisser le chaos, le ressentiment, le désespoir ou la recherche de la performance devenir le principe organisateur de votre vie.

Laissez le succès vous faire grandir, et non vous définir

Cette élégante série a débuté par la responsabilité, car aucune femme ne peut changer sa vie si elle continue à chercher le pouvoir en dehors d’elle-même. Elle a ensuite abordé la voix intérieure, car l’ambition doit être dissociée de la peur héritée. Elle s’est poursuivie à travers la clarté, le malaise et la persévérance, car rien de sérieux ne se construit uniquement sur la base de l’humeur. Elle s’est penchée sur les cercles sociaux, car les personnes qui vous entourent façonnent discrètement vos normes.

La leçon finale est la suivante : ne laissez pas la vie que vous construisez devenir une autre forme de dépendance.

Construis ta carrière, mais ne te réduis pas à ton titre. Gagne de l’argent, mais ne le confonds pas avec la supériorité. Apprécie la beauté, mais ne laisse pas la beauté devenir un masque. Friche les meilleurs cercles, mais ne t’abandonne pas à la porte. Laisse-toi aimer, mais ne fais pas de la reconnaissance d’autrui la source de ta valeur.

Une femme dotée d'un esprit raffiné attend davantage de la vie, mais pas parce qu'elle se sentirait vide sans cela.

Elle en veut davantage parce qu’elle est vivante, capable et maîtresse de son propre avenir. Elle place la barre plus haut, non pas pour impressionner le monde, mais parce qu’elle a cessé de se mettre des bâtons dans les roues. Elle apprend à assumer le succès sans pour autant devenir esclave du statut social. Elle apprend à bien recevoir, à bien choisir et à bien partir.

C'est là la véritable conclusion de l' série. Assumez vos responsabilités. Écoutez votre voix intérieure. Prenez des décisions claires. Agissez sans attendre d’être parfaitement sûr de vous. Persévérez quand les choses se compliquent. Choisissez avec soin les personnes qui vous influencent. Et n’oubliez pas que la vie que vous construisez n’est pas là pour prouver votre valeur. Elle est là pour l’exprimer.